Th, W, R : 3 sons anglais qui font galérer les Français
Th, W, R : 3 sons anglais qui font galérer les Français
Th, W, R : 3 sons anglais qui font galérer les Français

Xi HUANG
·
3 août 2026

Photo : Brett Jordan sur Unsplash.
Vous lisez l'anglais sans peine, votre vocabulaire tient la route, vos mails partent sans hésitation. Et pourtant, dès que vous ouvrez la bouche, quelque chose accroche. Votre interlocuteur fronce les sourcils, vous demande de répéter, et la confiance s'effrite. Dans la grande majorité des cas, le coupable porte un nom : la prononciation.
La prononciation anglais difficile pour un francophone se ramène en réalité à une poignée de sons précis. Trois d'entre eux concentrent l'essentiel des malentendus : le th, le w et le r. Ce ne sont pas des mystères impénétrables, ce sont des gestes musculaires que personne ne vous a jamais montrés. Et un geste, ça s'apprend. À tout âge : il n'est jamais trop tard pour corriger une prononciation installée depuis vingt ans.
Pourquoi le français ne vous a pas préparé à ces sons
Votre bouche a appris, entre zéro et six ans, à produire l'inventaire sonore du français. Environ trente-six sons. Tout ce qui n'y figurait pas a été progressivement écarté : votre cerveau a cessé de le distinguer, et votre langue a cessé de savoir le faire.
Résultat, face à un son anglais inconnu, vous ne l'entendez pas comme un son nouveau. Vous l'entendez comme une version bizarre du son français le plus proche, et vous le remplacez automatiquement par celui-là. Le th devient un z ou un s, le w devient un v, le r anglais devient le r français, celui qui racle au fond de la gorge.
Ce n'est ni un défaut d'oreille ni un manque de don. C'est de l'économie neurologique. La conséquence pratique, en revanche, est bien réelle : votre interlocuteur entend un autre mot que celui que vous croyez dire. « I think » prononcé « I sink » signifie « je coule ». « Vine » à la place de « wine » change complètement la phrase. Le problème n'est pas esthétique, il est fonctionnel.
Le « th » : un seul signe, deux sons différents
La première chose à savoir, c'est que th ne se prononce pas d'une seule manière. Il en existe deux versions, et elles n'ont rien d'interchangeable.
Le th sourd, comme dans « think »
Position : la pointe de la langue vient légèrement toucher le bord des dents du haut, ou se glisser juste entre les dents. On souffle. Aucune vibration dans la gorge. Posez deux doigts sur votre pomme d'Adam : vous ne devez rien sentir.
Mots d'entraînement : think, thank, three, thirty, thin, path, mouth, tooth, both, health.
Le th sonore, comme dans « this »
Même position de langue, mais cette fois les cordes vocales vibrent. Vos doigts sur la gorge doivent sentir un bourdonnement continu.
Mots d'entraînement : this, that, they, then, there, mother, father, brother, weather, together.
Un repère utile : les mots grammaticaux très fréquents (the, this, that, they, them, there) prennent presque toujours le th sonore. Les mots de contenu comme think, three ou thousand prennent le sourd. Cette règle empirique couvre l'essentiel de vos besoins quotidiens.
L'exercice qui fait la différence : les paires minimales. Prononcez à voix haute, en alternance lente, think / sink, thing / sing, three / free, they / day, mother / mudder. Si les deux vous semblent identiques, c'est l'oreille qu'il faut réentraîner avant la bouche.
Le « w » : ce n'est pas un « v »
Le français possède un w, mais il le trahit constamment : dans « wagon », il se prononce v. Votre bouche a donc pris un pli qu'il faut défaire.
Le w anglais ne fait intervenir aucun contact entre les dents et la lèvre. Vous arrondissez les lèvres comme pour souffler une bougie, presque comme pour dire « ou », puis vous relâchez rapidement vers la voyelle suivante. « Water » commence par un mouvement de lèvres, pas par un frottement de dents.
Les paires à travailler : wine / vine, west / vest, worse / verse, wet / vet, while / vile.
Une astuce concrète : mettez un doigt devant vos lèvres pendant l'entraînement. Si vos dents du haut viennent toucher votre lèvre du bas, vous produisez un v. Le doigt vous le signale immédiatement, sans avoir besoin d'un professeur derrière vous.
Attention aussi au piège inverse : dans certains mots, le w est muet. Write, wrong, answer, two, sword ne le prononcent pas du tout.
Le « r » : oubliez ce que votre gorge sait faire
C'est le son le plus révélateur d'un accent français, et probablement le plus rentable à corriger. Le r français se forme au fond de la gorge, avec une vibration de la luette. Le r anglais, lui, ne se produit pas du tout au même endroit.
La langue recule et se relève vers l'arrière du palais, sans jamais le toucher. Les lèvres s'arrondissent légèrement. Aucune vibration de gorge. Beaucoup de francophones trouvent le repère en partant du son « eu » de « peu », lèvres arrondies, puis en reculant lentement la langue jusqu'à obtenir un son sourd et grave.
Mots d'entraînement : red, right, run, road, around, very, sorry, three, bring, tomorrow.
Une nuance qui vous simplifiera la vie : en anglais britannique standard, le r en fin de syllabe ne se prononce pas. Car, park, teacher, water se disent sans r audible. En anglais américain, il se prononce partout. Choisissez une variante et tenez-la, plutôt que d'alterner sans logique.
Un entraînement de dix minutes par jour
La prononciation ne se corrige pas par la lecture de règles, mais par la répétition physique. Dix minutes quotidiennes valent mieux qu'une heure le dimanche. Voici une routine qui fonctionne :
Deux minutes d'écoute ciblée. Un extrait court d'un locuteur natif, réécouté trois fois, uniquement pour repérer les trois sons.
Trois minutes de paires minimales. Alternez lentement think/sink, wine/vine, red avec un r français puis anglais.
Trois minutes de shadowing. Répétez par-dessus l'audio, en même temps que le locuteur, sans chercher à comprendre le sens. C'est un exercice de bouche, pas de compréhension.
Deux minutes d'enregistrement. Enregistrez-vous avec votre téléphone et réécoutez. C'est inconfortable les premiers jours, et c'est de loin l'outil le plus efficace : vous entendez enfin ce que les autres entendent.
Comptez trois à quatre semaines pour que le geste devienne automatique en conversation. Les premiers jours, vous produirez le bon son quand vous y pensez, et l'ancien dès que vous parlez vite. C'est normal, c'est même le signe que l'apprentissage est en cours.
Ce que la prononciation change concrètement
Au-delà du confort quotidien, la prononciation pèse directement dans les situations qui comptent. Les épreuves orales du TOEIC, de l'IELTS et des examens Cambridge évaluent explicitement l'intelligibilité : un candidat solide en grammaire peut perdre des points parce que l'examinateur doit fournir un effort pour le suivre.
En contexte professionnel, l'effet est plus discret mais tout aussi réel. En visioconférence, avec un son compressé et parfois des collègues non natifs, la marge d'erreur se réduit encore. Une prononciation nette n'est pas un luxe de perfectionniste : c'est ce qui permet de faire passer une idée sans avoir à la répéter.
Et la bonne nouvelle tient en une phrase : ces trois sons se corrigent bien plus vite qu'on ne le croit, parce qu'ils reposent sur des gestes précis et vérifiables, pas sur un talent inné.
Pour aller plus loin
Travailler sa prononciation seul est possible, mais il manque toujours le même élément : un retour extérieur fiable. Vous ne pouvez pas entendre votre propre production comme un tiers l'entend, et c'est exactement là qu'un formateur change la donne, en corrigeant le geste au moment où il se produit.
Chez MALAC, la phonétique n'est pas un module à part : elle est intégrée aux cours, en petit groupe ou en individuel, avec des séances régulières de drill ciblé. Notre approche tient en une idée simple, apprendre autrement, apprendre en s'amusant, parce qu'un exercice de prononciation fait à deux, avec des paires minimales et un peu de jeu, se retient infiniment mieux qu'une liste de règles.
Pour comprendre comment structurer l'ensemble de votre progression, notre guide complet pour apprendre l'anglais en France passe en revue les méthodes, les niveaux et les certifications. Et si vous souhaitez un accompagnement sur mesure, découvrez nos formules sur la page cours d'anglais, ou directement nos cours d'anglais pour adultes si vous reprenez après une longue pause.
Xi HUANG
Vous lisez l'anglais sans peine, votre vocabulaire tient la route, vos mails partent sans hésitation. Et pourtant, dès que vous ouvrez la bouche, quelque chose accroche. Votre interlocuteur fronce les sourcils, vous demande de répéter, et la confiance s'effrite. Dans la grande majorité des cas, le coupable porte un nom : la prononciation.
La prononciation anglais difficile pour un francophone se ramène en réalité à une poignée de sons précis. Trois d'entre eux concentrent l'essentiel des malentendus : le th, le w et le r. Ce ne sont pas des mystères impénétrables, ce sont des gestes musculaires que personne ne vous a jamais montrés. Et un geste, ça s'apprend. À tout âge : il n'est jamais trop tard pour corriger une prononciation installée depuis vingt ans.
Pourquoi le français ne vous a pas préparé à ces sons
Votre bouche a appris, entre zéro et six ans, à produire l'inventaire sonore du français. Environ trente-six sons. Tout ce qui n'y figurait pas a été progressivement écarté : votre cerveau a cessé de le distinguer, et votre langue a cessé de savoir le faire.
Résultat, face à un son anglais inconnu, vous ne l'entendez pas comme un son nouveau. Vous l'entendez comme une version bizarre du son français le plus proche, et vous le remplacez automatiquement par celui-là. Le th devient un z ou un s, le w devient un v, le r anglais devient le r français, celui qui racle au fond de la gorge.
Ce n'est ni un défaut d'oreille ni un manque de don. C'est de l'économie neurologique. La conséquence pratique, en revanche, est bien réelle : votre interlocuteur entend un autre mot que celui que vous croyez dire. « I think » prononcé « I sink » signifie « je coule ». « Vine » à la place de « wine » change complètement la phrase. Le problème n'est pas esthétique, il est fonctionnel.
Le « th » : un seul signe, deux sons différents
La première chose à savoir, c'est que th ne se prononce pas d'une seule manière. Il en existe deux versions, et elles n'ont rien d'interchangeable.
Le th sourd, comme dans « think »
Position : la pointe de la langue vient légèrement toucher le bord des dents du haut, ou se glisser juste entre les dents. On souffle. Aucune vibration dans la gorge. Posez deux doigts sur votre pomme d'Adam : vous ne devez rien sentir.
Mots d'entraînement : think, thank, three, thirty, thin, path, mouth, tooth, both, health.
Le th sonore, comme dans « this »
Même position de langue, mais cette fois les cordes vocales vibrent. Vos doigts sur la gorge doivent sentir un bourdonnement continu.
Mots d'entraînement : this, that, they, then, there, mother, father, brother, weather, together.
Un repère utile : les mots grammaticaux très fréquents (the, this, that, they, them, there) prennent presque toujours le th sonore. Les mots de contenu comme think, three ou thousand prennent le sourd. Cette règle empirique couvre l'essentiel de vos besoins quotidiens.
L'exercice qui fait la différence : les paires minimales. Prononcez à voix haute, en alternance lente, think / sink, thing / sing, three / free, they / day, mother / mudder. Si les deux vous semblent identiques, c'est l'oreille qu'il faut réentraîner avant la bouche.
Le « w » : ce n'est pas un « v »
Le français possède un w, mais il le trahit constamment : dans « wagon », il se prononce v. Votre bouche a donc pris un pli qu'il faut défaire.
Le w anglais ne fait intervenir aucun contact entre les dents et la lèvre. Vous arrondissez les lèvres comme pour souffler une bougie, presque comme pour dire « ou », puis vous relâchez rapidement vers la voyelle suivante. « Water » commence par un mouvement de lèvres, pas par un frottement de dents.
Les paires à travailler : wine / vine, west / vest, worse / verse, wet / vet, while / vile.
Une astuce concrète : mettez un doigt devant vos lèvres pendant l'entraînement. Si vos dents du haut viennent toucher votre lèvre du bas, vous produisez un v. Le doigt vous le signale immédiatement, sans avoir besoin d'un professeur derrière vous.
Attention aussi au piège inverse : dans certains mots, le w est muet. Write, wrong, answer, two, sword ne le prononcent pas du tout.
Le « r » : oubliez ce que votre gorge sait faire
C'est le son le plus révélateur d'un accent français, et probablement le plus rentable à corriger. Le r français se forme au fond de la gorge, avec une vibration de la luette. Le r anglais, lui, ne se produit pas du tout au même endroit.
La langue recule et se relève vers l'arrière du palais, sans jamais le toucher. Les lèvres s'arrondissent légèrement. Aucune vibration de gorge. Beaucoup de francophones trouvent le repère en partant du son « eu » de « peu », lèvres arrondies, puis en reculant lentement la langue jusqu'à obtenir un son sourd et grave.
Mots d'entraînement : red, right, run, road, around, very, sorry, three, bring, tomorrow.
Une nuance qui vous simplifiera la vie : en anglais britannique standard, le r en fin de syllabe ne se prononce pas. Car, park, teacher, water se disent sans r audible. En anglais américain, il se prononce partout. Choisissez une variante et tenez-la, plutôt que d'alterner sans logique.
Un entraînement de dix minutes par jour
La prononciation ne se corrige pas par la lecture de règles, mais par la répétition physique. Dix minutes quotidiennes valent mieux qu'une heure le dimanche. Voici une routine qui fonctionne :
Deux minutes d'écoute ciblée. Un extrait court d'un locuteur natif, réécouté trois fois, uniquement pour repérer les trois sons.
Trois minutes de paires minimales. Alternez lentement think/sink, wine/vine, red avec un r français puis anglais.
Trois minutes de shadowing. Répétez par-dessus l'audio, en même temps que le locuteur, sans chercher à comprendre le sens. C'est un exercice de bouche, pas de compréhension.
Deux minutes d'enregistrement. Enregistrez-vous avec votre téléphone et réécoutez. C'est inconfortable les premiers jours, et c'est de loin l'outil le plus efficace : vous entendez enfin ce que les autres entendent.
Comptez trois à quatre semaines pour que le geste devienne automatique en conversation. Les premiers jours, vous produirez le bon son quand vous y pensez, et l'ancien dès que vous parlez vite. C'est normal, c'est même le signe que l'apprentissage est en cours.
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Au-delà du confort quotidien, la prononciation pèse directement dans les situations qui comptent. Les épreuves orales du TOEIC, de l'IELTS et des examens Cambridge évaluent explicitement l'intelligibilité : un candidat solide en grammaire peut perdre des points parce que l'examinateur doit fournir un effort pour le suivre.
En contexte professionnel, l'effet est plus discret mais tout aussi réel. En visioconférence, avec un son compressé et parfois des collègues non natifs, la marge d'erreur se réduit encore. Une prononciation nette n'est pas un luxe de perfectionniste : c'est ce qui permet de faire passer une idée sans avoir à la répéter.
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Adultes
De zéro à vos premières phrases en allemand : une formation conçue pour les grands débutants et les faux débutants avec quelques notions. Willkommen — bienvenue dans votre apprentissage !

Allemand A2 - Élémentaire
Pour
Adultes
Consolider vos bases et gagner en autonomie pour parler de votre quotidien, raconter vos expériences passées et exprimer vos goûts en allemand.

Allemand B1 - Seuil
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Atteindre le seuil d'autonomie : argumenter, raconter en détail, comprendre l'essentiel d'un texte et soutenir une conversation en allemand sur des sujets familiers.

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