Passer un entretien d'embauche en anglais : les 12 questions qui reviennent
Passer un entretien d'embauche en anglais : les 12 questions qui reviennent
Passer un entretien d'embauche en anglais : les 12 questions qui reviennent

Xi HUANG
·
19 septembre 2026

Photo : Vitaly Gariev sur Unsplash.
Vous avez postulé, votre profil a plu, et le recruteur vous annonce que l'entretien se fera en anglais. À partir de cet instant, la plupart des candidats font la même chose : ils traduisent mentalement leur CV, se répètent trois phrases dans la voiture et espèrent que ça passe. Cela passe rarement bien, non pas par manque de vocabulaire, mais parce qu'un entretien en anglais n'est pas un entretien français traduit.
La bonne nouvelle : les questions sont d'une régularité étonnante. Une douzaine revient dans presque tous les entretiens, quel que soit le secteur. Les préparer sérieusement demande deux semaines, pas six mois. Et si vous avez quitté les bancs de l'école depuis longtemps, rappelez-vous qu'il n'est jamais trop tard : on prépare un entretien en anglais à 25 ans comme à 52.
Ce que le recruteur écoute vraiment
Un recruteur anglophone n'évalue pas votre grammaire. Il évalue trois choses : est-ce que vous restez compréhensible sous pression, est-ce que vous structurez une réponse, est-ce que vous savez relancer quand vous n'avez pas compris.
Cela change la préparation du tout au tout. Apprendre par cœur une réponse parfaite de deux minutes est contre-productif : dès que la question dévie d'un mot, tout s'effondre. Mieux vaut maîtriser des structures réutilisables que l'on remplit différemment selon la question.
Les 12 questions qui reviennent
Les quatre questions d'ouverture
« Tell me about yourself. » Ce n'est pas votre biographie. Trois temps, quatre-vingt-dix secondes : ce que vous faites aujourd'hui, un fait marquant de votre parcours, pourquoi vous êtes là. Commencez par « I'm currently working as… », jamais par « I was born in… ».
« Why are you interested in this role? » Une raison liée au poste, une raison liée à l'entreprise. Citer un élément précis (un produit, un marché, une équipe) fait la différence avec les candidats qui récitent.
« Why are you leaving your current job? » Piège classique. Ne critiquez jamais l'employeur actuel. Formulation neutre : « I've learned a lot there, and I'm now looking for a role where I can… »
« What do you know about us? » Deux ou trois faits vérifiés, pas la page « à propos » récitée.
Les quatre questions de compétence
« What are your strengths? » Deux qualités, chacune adossée à un exemple concret. Une qualité sans exemple ne compte pas.
« What's your biggest weakness? » Une vraie faiblesse, et surtout ce que vous avez mis en place pour la contenir. La fausse humilité (« I work too hard ») est repérée immédiatement.
« Tell me about a time you faced a difficult situation. » Question comportementale. Elle appelle la méthode STAR, détaillée plus bas.
« How do you handle pressure / tight deadlines? » Là encore, un exemple daté vaut mieux qu'une déclaration d'intention.
Les quatre questions de fin
« Where do you see yourself in five years? » Une direction, pas un plan de carrière minuté.
« What are your salary expectations? » Donnez une fourchette, en précisant qu'elle est ouverte selon le périmètre du poste.
« When would you be available? » Préparez la réponse chiffrée, préavis inclus.
« Do you have any questions for us? » Ne répondez jamais « No ». Deux questions préparées à l'avance, sur l'équipe ou sur les premiers mois.
La méthode STAR, et pourquoi elle sauve l'entretien
Les recruteurs anglo-saxons posent des questions comportementales : ils veulent un récit, pas une opinion. La structure attendue tient en quatre temps.
Situation — le contexte, en une phrase. « Last year, our main supplier stopped delivering on time. »
Task — ce dont vous étiez responsable. « I was in charge of keeping production running. »
Action — ce que vous avez fait, au singulier. C'est la partie la plus longue.
Result — le résultat, chiffré si possible. « We cut delays by about 30 % in two months. »
Préparez trois histoires STAR : une réussite, un conflit résolu, un échec dont vous avez tiré quelque chose. Ces trois récits couvrent la quasi-totalité des questions comportementales, moyennant un ajustement d'introduction.
Les phrases qui vous font gagner du temps
Un entretien en langue étrangère comporte forcément des moments de flottement. Les candidats qui s'en sortent le mieux ne sont pas ceux qui ne bloquent jamais, mais ceux qui savent gérer le blocage sans silence gêné.
Pour faire répéter : « Sorry, could you rephrase that? » — jamais « What? »
Pour gagner trois secondes : « That's a good question. Let me think for a second. »
Pour vérifier qu'on a compris : « If I understand correctly, you're asking about… »
Pour corriger ce qu'on vient de dire : « Actually, let me put that differently. »
Pour conclure une réponse : « …and that's why I think this role would be a good fit. »
Cinq phrases. Elles s'apprennent en une soirée et changent la perception du recruteur, parce qu'elles signalent l'aisance plutôt que la panique.
Un plan de préparation sur deux semaines
Quinze jours suffisent si le temps est réparti au lieu d'être concentré la veille.
Jours 1 à 3 — écrivez vos réponses aux quatre questions d'ouverture. À l'écrit d'abord, puis réduisez de moitié. Un entretien se joue sur la concision.
Jours 4 à 7 — construisez vos trois récits STAR. Enregistrez-vous au téléphone et réécoutez. C'est désagréable, c'est efficace.
Jours 8 à 11 — travaillez le vocabulaire de votre métier en anglais. Reprenez une fiche de poste réelle et relevez les vingt termes que vous ne sauriez pas dire.
Jours 12 à 14 — simulation complète, à voix haute, minutée, avec quelqu'un qui pose les questions dans le désordre.
Cette dernière étape est celle que l'on saute, et c'est précisément celle qui compte. Répondre seul dans sa tête n'a rien à voir avec répondre à une personne qui vous coupe.
Les trois erreurs les plus fréquentes
Parler trop vite. Sous stress, le débit accélère et l'accent s'épaissit. Ralentir est le plus simple des correctifs.
Traduire le français mot à mot. « I have 10 years of experience in… » passe ; « I have 10 years of experiment » non. Méfiez-vous des faux amis : actually, eventually, sensible, demand.
Ne pas préparer les questions finales. C'est la dernière impression que vous laissez, et la plus facile à travailler.
Pour aller plus loin
Si l'entretien s'inscrit dans un projet professionnel plus large, une certification donne un cadre et un repère : le TOEIC pour l'anglais des affaires, l'IELTS ou les examens Cambridge pour un profil plus académique ou international. Nos formations adultes sont éligibles au CPF et peuvent viser spécifiquement l'oral professionnel plutôt que la grammaire générale.
Chez MALAC, la préparation à l'entretien se travaille en petits groupes ou en individuel, avec des simulations enregistrées et reprises point par point. Notre principe reste le même du cours enfants au cours cadres : apprendre autrement, apprendre en s'amusant. Même un entretien d'embauche se prépare mieux quand la séance n'est pas une épreuve.
Pour découvrir les formats, les niveaux et les horaires, rendez-vous sur notre page cours d'anglais pour adultes, ou sur la page générale anglais si vous hésitez encore sur le parcours. Et pour replacer cette préparation dans un apprentissage complet, notre guide complet pour apprendre l'anglais en France reprend l'ensemble des étapes.
Xi HUANG
Vous avez postulé, votre profil a plu, et le recruteur vous annonce que l'entretien se fera en anglais. À partir de cet instant, la plupart des candidats font la même chose : ils traduisent mentalement leur CV, se répètent trois phrases dans la voiture et espèrent que ça passe. Cela passe rarement bien, non pas par manque de vocabulaire, mais parce qu'un entretien en anglais n'est pas un entretien français traduit.
La bonne nouvelle : les questions sont d'une régularité étonnante. Une douzaine revient dans presque tous les entretiens, quel que soit le secteur. Les préparer sérieusement demande deux semaines, pas six mois. Et si vous avez quitté les bancs de l'école depuis longtemps, rappelez-vous qu'il n'est jamais trop tard : on prépare un entretien en anglais à 25 ans comme à 52.
Ce que le recruteur écoute vraiment
Un recruteur anglophone n'évalue pas votre grammaire. Il évalue trois choses : est-ce que vous restez compréhensible sous pression, est-ce que vous structurez une réponse, est-ce que vous savez relancer quand vous n'avez pas compris.
Cela change la préparation du tout au tout. Apprendre par cœur une réponse parfaite de deux minutes est contre-productif : dès que la question dévie d'un mot, tout s'effondre. Mieux vaut maîtriser des structures réutilisables que l'on remplit différemment selon la question.
Les 12 questions qui reviennent
Les quatre questions d'ouverture
« Tell me about yourself. » Ce n'est pas votre biographie. Trois temps, quatre-vingt-dix secondes : ce que vous faites aujourd'hui, un fait marquant de votre parcours, pourquoi vous êtes là. Commencez par « I'm currently working as… », jamais par « I was born in… ».
« Why are you interested in this role? » Une raison liée au poste, une raison liée à l'entreprise. Citer un élément précis (un produit, un marché, une équipe) fait la différence avec les candidats qui récitent.
« Why are you leaving your current job? » Piège classique. Ne critiquez jamais l'employeur actuel. Formulation neutre : « I've learned a lot there, and I'm now looking for a role where I can… »
« What do you know about us? » Deux ou trois faits vérifiés, pas la page « à propos » récitée.
Les quatre questions de compétence
« What are your strengths? » Deux qualités, chacune adossée à un exemple concret. Une qualité sans exemple ne compte pas.
« What's your biggest weakness? » Une vraie faiblesse, et surtout ce que vous avez mis en place pour la contenir. La fausse humilité (« I work too hard ») est repérée immédiatement.
« Tell me about a time you faced a difficult situation. » Question comportementale. Elle appelle la méthode STAR, détaillée plus bas.
« How do you handle pressure / tight deadlines? » Là encore, un exemple daté vaut mieux qu'une déclaration d'intention.
Les quatre questions de fin
« Where do you see yourself in five years? » Une direction, pas un plan de carrière minuté.
« What are your salary expectations? » Donnez une fourchette, en précisant qu'elle est ouverte selon le périmètre du poste.
« When would you be available? » Préparez la réponse chiffrée, préavis inclus.
« Do you have any questions for us? » Ne répondez jamais « No ». Deux questions préparées à l'avance, sur l'équipe ou sur les premiers mois.
La méthode STAR, et pourquoi elle sauve l'entretien
Les recruteurs anglo-saxons posent des questions comportementales : ils veulent un récit, pas une opinion. La structure attendue tient en quatre temps.
Situation — le contexte, en une phrase. « Last year, our main supplier stopped delivering on time. »
Task — ce dont vous étiez responsable. « I was in charge of keeping production running. »
Action — ce que vous avez fait, au singulier. C'est la partie la plus longue.
Result — le résultat, chiffré si possible. « We cut delays by about 30 % in two months. »
Préparez trois histoires STAR : une réussite, un conflit résolu, un échec dont vous avez tiré quelque chose. Ces trois récits couvrent la quasi-totalité des questions comportementales, moyennant un ajustement d'introduction.
Les phrases qui vous font gagner du temps
Un entretien en langue étrangère comporte forcément des moments de flottement. Les candidats qui s'en sortent le mieux ne sont pas ceux qui ne bloquent jamais, mais ceux qui savent gérer le blocage sans silence gêné.
Pour faire répéter : « Sorry, could you rephrase that? » — jamais « What? »
Pour gagner trois secondes : « That's a good question. Let me think for a second. »
Pour vérifier qu'on a compris : « If I understand correctly, you're asking about… »
Pour corriger ce qu'on vient de dire : « Actually, let me put that differently. »
Pour conclure une réponse : « …and that's why I think this role would be a good fit. »
Cinq phrases. Elles s'apprennent en une soirée et changent la perception du recruteur, parce qu'elles signalent l'aisance plutôt que la panique.
Un plan de préparation sur deux semaines
Quinze jours suffisent si le temps est réparti au lieu d'être concentré la veille.
Jours 1 à 3 — écrivez vos réponses aux quatre questions d'ouverture. À l'écrit d'abord, puis réduisez de moitié. Un entretien se joue sur la concision.
Jours 4 à 7 — construisez vos trois récits STAR. Enregistrez-vous au téléphone et réécoutez. C'est désagréable, c'est efficace.
Jours 8 à 11 — travaillez le vocabulaire de votre métier en anglais. Reprenez une fiche de poste réelle et relevez les vingt termes que vous ne sauriez pas dire.
Jours 12 à 14 — simulation complète, à voix haute, minutée, avec quelqu'un qui pose les questions dans le désordre.
Cette dernière étape est celle que l'on saute, et c'est précisément celle qui compte. Répondre seul dans sa tête n'a rien à voir avec répondre à une personne qui vous coupe.
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Parler trop vite. Sous stress, le débit accélère et l'accent s'épaissit. Ralentir est le plus simple des correctifs.
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Xi HUANG
Découvrez nos formations en

Allemand A1 - Grands débutants
Pour
Adultes
De zéro à vos premières phrases en allemand : une formation conçue pour les grands débutants et les faux débutants avec quelques notions. Willkommen — bienvenue dans votre apprentissage !

Allemand A2 - Élémentaire
Pour
Adultes
Consolider vos bases et gagner en autonomie pour parler de votre quotidien, raconter vos expériences passées et exprimer vos goûts en allemand.

Allemand B1 - Seuil
Pour
Adultes
Atteindre le seuil d'autonomie : argumenter, raconter en détail, comprendre l'essentiel d'un texte et soutenir une conversation en allemand sur des sujets familiers.

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