Exercices de japonais pour les enfants du primaire : quoi faire à la maison

Exercices de japonais pour les enfants du primaire : quoi faire à la maison

Exercices de japonais pour les enfants du primaire : quoi faire à la maison

User image

Xi HUANG

·

21 août 2026

Blog image

Photo : Aaron Burden sur Unsplash.

Votre enfant apprend le japonais et vous voudriez l'accompagner, sans savoir ce qui est utile ni ce qui est du temps perdu. Faut-il commencer par les kanji ? Par l'oral ? Par les hiragana ? La réponse est claire, et elle simplifie beaucoup les choses : au primaire, tout se joue sur les kana et sur quelques structures de phrase.

Voici neuf exercices de dix minutes pour un enfant du CP au CM2, avec pour chacun la consigne, un exemple traité et la réponse attendue.

Pourquoi ces exercices marchent

Le japonais a une particularité rassurante : sa prononciation est facile pour un francophone. Cinq voyelles, un rythme régulier, presque aucun son inconnu. Un enfant français prononce correctement du japonais en quelques semaines — ce qui est loin d'être le cas en chinois ou en anglais.

La difficulté est ailleurs : dans l'écriture et dans l'ordre des mots. Le japonais s'écrit avec deux syllabaires (hiragana et katakana) auxquels s'ajoutent les kanji, et le verbe se place à la fin de la phrase. Ces deux points s'entraînent par répétition courte, exactement ce que dix minutes par jour permettent.

Les exercices

  1. La ligne de hiragana

    Consigne : l'enfant écrit une ligne complète du syllabaire et la lit à voix haute, dans l'ordre puis à l'envers.

    Exemple traité : la ligne du K — か き く け こ.

    Réponse attendue : « ka, ki, ku, ke, ko », puis « ko, ke, ku, ki, ka ». Une ligne par jour : le syllabaire entier est bouclé en dix jours, et consolidé en un mois. C'est l'exercice fondateur, tout le reste en dépend.

  2. Les cinq caractères qui se confondent

    Consigne : vous écrivez cinq kana au tracé proche, dans le désordre, l'enfant les lit le plus vite possible.

    Exemple traité : vous écrivez は et ほ, puis ぬ et め, puis る et ろ.

    Réponse attendue : « ha, ho, nu, me, ru, ro », sans hésitation. Ces confusions sont responsables de la majorité des erreurs de lecture des débutants. Deux minutes par séance suffisent à les éliminer.

  3. Le rythme régulier

    Consigne : l'enfant tape dans ses mains une fois par syllabe en prononçant un mot. Chaque syllabe dure exactement le même temps.

    Exemple traité : le mot tomodachi (un ami).

    Réponse attendue : quatre frappes régulières — to-mo-da-chi — sans accentuer la dernière. Le réflexe français est de frapper la fin du mot ; en japonais, tout est plat. Cet exercice corrige l'accent français plus vite que n'importe quelle explication.

  4. Le verbe à la fin

    Consigne : vous donnez trois éléments en désordre, l'enfant construit la phrase japonaise. Règle unique : le verbe termine toujours.

    Exemple traité : vous donnez « je / du pain / manger ».

    Réponse attendue : watashi wa pan o tabemasu — littéralement « moi, du pain, mange ». Cinq phrases par séance en changeant un seul élément. La structure devient un moule dans lequel l'enfant versera ensuite tout le vocabulaire qu'il veut.

  5. Les deux petites particules

    Consigne : vous donnez une phrase à trou, l'enfant place wa ou o.

    Exemple traité : vous dites « watashi ___ gakusei desu » (je suis élève).

    Réponse attendue : wa — la particule qui marque le thème de la phrase. Puis « pan ___ tabemasu » demande o, qui marque l'objet. Deux particules, dix phrases : c'est tout ce dont un enfant du primaire a besoin pendant plusieurs mois.

  6. Les katakana pour les mots qu'on connaît déjà

    Consigne : vous dites un mot étranger passé en japonais, l'enfant le reconnaît et l'écrit en katakana.

    Exemple traité : vous dites terebi.

    Réponse attendue : テレビ, et la traduction « la télévision ». Les katakana motivent énormément les enfants, parce qu'ils y retrouvent des mots familiers : pan (le pain), keeki (le gâteau), basu (le bus). C'est du vocabulaire gratuit.

  7. Le premier kanji, avec son dessin

    Consigne : l'enfant écrit un kanji cinq fois en respectant l'ordre des traits, puis dessine ce qu'il représente.

    Exemple traité : le kanji 山.

    Réponse attendue : trois traits, celui du milieu en premier, et un dessin de montagne — c'est ce que le caractère figure. Au primaire, restez sur les kanji figuratifs (山 la montagne, 川 la rivière, 木 l'arbre, 日 le soleil) : ils s'ancrent seuls.

  8. Compter selon la forme de l'objet

    Consigne : vous posez des objets sur la table, l'enfant les compte avec le bon mot compteur.

    Exemple traité : vous posez trois crayons.

    Réponse attendue : enpitsu sanbon — le compteur -hon s'emploie pour tout ce qui est long et fin. Puis trois feuilles donnent sanmai (objets plats), et trois personnes donnent sannin. Restez sur ces trois compteurs pendant des mois : ils couvrent presque tout ce qu'un enfant a autour de lui.

  9. La phrase mise au négatif

    Consigne : l'enfant dit une phrase, puis la retourne au négatif en changeant seulement la fin du verbe.

    Exemple traité : il dit watashi wa pan o tabemasu (je mange du pain).

    Réponse attendue : watashi wa pan o tabemasen-masu devient -masen, et rien d'autre ne bouge. Aucun mot ajouté, aucune inversion. Cinq phrases retournées par séance, et l'enfant dispose d'un coup du double de ce qu'il savait dire.

Les erreurs de correction

  • Laisser lire en rōmaji. Si l'enfant s'appuie sur l'alphabet latin, il n'apprendra jamais les kana. Dès que le syllabaire est vu, on lit en kana, même lentement.

  • Accepter un ordre de traits approximatif. Il conditionne la vitesse d'écriture future et la reconnaissance manuscrite. On corrige tout de suite, pas dans deux ans.

  • Corriger les particules par une règle. « wa marque le thème et ga le sujet » n'a aucun sens pour un enfant de huit ans. Faites répéter la phrase juste ; la logique viendra plus tard, toute seule.

  • Accentuer les mots à la française. Si vous répétez le mot avec un accent français, l'enfant l'imite. Mieux vaut ne rien dire que donner un mauvais modèle : repassez l'audio du cours.

  • Attaquer les niveaux de politesse. Au primaire, on reste sur la forme en -masu. Rien d'autre.

Combien de temps, à quelle fréquence

  • 10 minutes par jour, deux exercices maximum.

  • 6 jours sur 7 pendant la phase kana — les deux premiers mois. C'est un sprint : une fois les syllabaires acquis, on peut redescendre à quatre séances par semaine.

  • 1 ligne de syllabaire par jour au début, puis 1 kanji par jour ensuite.

  • Toujours un exercice écrit et un exercice oral dans la même séance. Le japonais se déséquilibre très vite vers l'écrit si l'on n'y prend pas garde.

Ce que ces dix minutes ne peuvent pas faire : structurer une progression de kanji, faire dialoguer votre enfant, corriger une intonation que vous n'entendez pas. Les mangas et les dessins animés peuvent servir de support d'écoute une fois le socle posé, mais ils ne remplacent ni une méthode ni un enseignant. Le cours apporte ces deux choses ; le travail du soir fait qu'on n'y recommence pas tout à chaque séance.

Pour aller plus loin

Chez MALAC, le japonais pour enfants se travaille en groupes de six élèves maximum, avec des enseignants japonophones, en présentiel à Massy ou en visio. On entre par les kana et par des phrases utilisables tout de suite, dans l'esprit qui est le nôtre : apprendre autrement, apprendre en s'amusant.

Pour replacer ces exercices dans un parcours complet, lisez notre guide pour apprendre le japonais en France.

Niveaux, créneaux et tarifs sont détaillés sur la page cours de japonais.

Xi HUANG

Votre enfant apprend le japonais et vous voudriez l'accompagner, sans savoir ce qui est utile ni ce qui est du temps perdu. Faut-il commencer par les kanji ? Par l'oral ? Par les hiragana ? La réponse est claire, et elle simplifie beaucoup les choses : au primaire, tout se joue sur les kana et sur quelques structures de phrase.

Voici neuf exercices de dix minutes pour un enfant du CP au CM2, avec pour chacun la consigne, un exemple traité et la réponse attendue.

Pourquoi ces exercices marchent

Le japonais a une particularité rassurante : sa prononciation est facile pour un francophone. Cinq voyelles, un rythme régulier, presque aucun son inconnu. Un enfant français prononce correctement du japonais en quelques semaines — ce qui est loin d'être le cas en chinois ou en anglais.

La difficulté est ailleurs : dans l'écriture et dans l'ordre des mots. Le japonais s'écrit avec deux syllabaires (hiragana et katakana) auxquels s'ajoutent les kanji, et le verbe se place à la fin de la phrase. Ces deux points s'entraînent par répétition courte, exactement ce que dix minutes par jour permettent.

Les exercices

  1. La ligne de hiragana

    Consigne : l'enfant écrit une ligne complète du syllabaire et la lit à voix haute, dans l'ordre puis à l'envers.

    Exemple traité : la ligne du K — か き く け こ.

    Réponse attendue : « ka, ki, ku, ke, ko », puis « ko, ke, ku, ki, ka ». Une ligne par jour : le syllabaire entier est bouclé en dix jours, et consolidé en un mois. C'est l'exercice fondateur, tout le reste en dépend.

  2. Les cinq caractères qui se confondent

    Consigne : vous écrivez cinq kana au tracé proche, dans le désordre, l'enfant les lit le plus vite possible.

    Exemple traité : vous écrivez は et ほ, puis ぬ et め, puis る et ろ.

    Réponse attendue : « ha, ho, nu, me, ru, ro », sans hésitation. Ces confusions sont responsables de la majorité des erreurs de lecture des débutants. Deux minutes par séance suffisent à les éliminer.

  3. Le rythme régulier

    Consigne : l'enfant tape dans ses mains une fois par syllabe en prononçant un mot. Chaque syllabe dure exactement le même temps.

    Exemple traité : le mot tomodachi (un ami).

    Réponse attendue : quatre frappes régulières — to-mo-da-chi — sans accentuer la dernière. Le réflexe français est de frapper la fin du mot ; en japonais, tout est plat. Cet exercice corrige l'accent français plus vite que n'importe quelle explication.

  4. Le verbe à la fin

    Consigne : vous donnez trois éléments en désordre, l'enfant construit la phrase japonaise. Règle unique : le verbe termine toujours.

    Exemple traité : vous donnez « je / du pain / manger ».

    Réponse attendue : watashi wa pan o tabemasu — littéralement « moi, du pain, mange ». Cinq phrases par séance en changeant un seul élément. La structure devient un moule dans lequel l'enfant versera ensuite tout le vocabulaire qu'il veut.

  5. Les deux petites particules

    Consigne : vous donnez une phrase à trou, l'enfant place wa ou o.

    Exemple traité : vous dites « watashi ___ gakusei desu » (je suis élève).

    Réponse attendue : wa — la particule qui marque le thème de la phrase. Puis « pan ___ tabemasu » demande o, qui marque l'objet. Deux particules, dix phrases : c'est tout ce dont un enfant du primaire a besoin pendant plusieurs mois.

  6. Les katakana pour les mots qu'on connaît déjà

    Consigne : vous dites un mot étranger passé en japonais, l'enfant le reconnaît et l'écrit en katakana.

    Exemple traité : vous dites terebi.

    Réponse attendue : テレビ, et la traduction « la télévision ». Les katakana motivent énormément les enfants, parce qu'ils y retrouvent des mots familiers : pan (le pain), keeki (le gâteau), basu (le bus). C'est du vocabulaire gratuit.

  7. Le premier kanji, avec son dessin

    Consigne : l'enfant écrit un kanji cinq fois en respectant l'ordre des traits, puis dessine ce qu'il représente.

    Exemple traité : le kanji 山.

    Réponse attendue : trois traits, celui du milieu en premier, et un dessin de montagne — c'est ce que le caractère figure. Au primaire, restez sur les kanji figuratifs (山 la montagne, 川 la rivière, 木 l'arbre, 日 le soleil) : ils s'ancrent seuls.

  8. Compter selon la forme de l'objet

    Consigne : vous posez des objets sur la table, l'enfant les compte avec le bon mot compteur.

    Exemple traité : vous posez trois crayons.

    Réponse attendue : enpitsu sanbon — le compteur -hon s'emploie pour tout ce qui est long et fin. Puis trois feuilles donnent sanmai (objets plats), et trois personnes donnent sannin. Restez sur ces trois compteurs pendant des mois : ils couvrent presque tout ce qu'un enfant a autour de lui.

  9. La phrase mise au négatif

    Consigne : l'enfant dit une phrase, puis la retourne au négatif en changeant seulement la fin du verbe.

    Exemple traité : il dit watashi wa pan o tabemasu (je mange du pain).

    Réponse attendue : watashi wa pan o tabemasen-masu devient -masen, et rien d'autre ne bouge. Aucun mot ajouté, aucune inversion. Cinq phrases retournées par séance, et l'enfant dispose d'un coup du double de ce qu'il savait dire.

Les erreurs de correction

  • Laisser lire en rōmaji. Si l'enfant s'appuie sur l'alphabet latin, il n'apprendra jamais les kana. Dès que le syllabaire est vu, on lit en kana, même lentement.

  • Accepter un ordre de traits approximatif. Il conditionne la vitesse d'écriture future et la reconnaissance manuscrite. On corrige tout de suite, pas dans deux ans.

  • Corriger les particules par une règle. « wa marque le thème et ga le sujet » n'a aucun sens pour un enfant de huit ans. Faites répéter la phrase juste ; la logique viendra plus tard, toute seule.

  • Accentuer les mots à la française. Si vous répétez le mot avec un accent français, l'enfant l'imite. Mieux vaut ne rien dire que donner un mauvais modèle : repassez l'audio du cours.

  • Attaquer les niveaux de politesse. Au primaire, on reste sur la forme en -masu. Rien d'autre.

Combien de temps, à quelle fréquence

  • 10 minutes par jour, deux exercices maximum.

  • 6 jours sur 7 pendant la phase kana — les deux premiers mois. C'est un sprint : une fois les syllabaires acquis, on peut redescendre à quatre séances par semaine.

  • 1 ligne de syllabaire par jour au début, puis 1 kanji par jour ensuite.

  • Toujours un exercice écrit et un exercice oral dans la même séance. Le japonais se déséquilibre très vite vers l'écrit si l'on n'y prend pas garde.

Ce que ces dix minutes ne peuvent pas faire : structurer une progression de kanji, faire dialoguer votre enfant, corriger une intonation que vous n'entendez pas. Les mangas et les dessins animés peuvent servir de support d'écoute une fois le socle posé, mais ils ne remplacent ni une méthode ni un enseignant. Le cours apporte ces deux choses ; le travail du soir fait qu'on n'y recommence pas tout à chaque séance.

Pour aller plus loin

Chez MALAC, le japonais pour enfants se travaille en groupes de six élèves maximum, avec des enseignants japonophones, en présentiel à Massy ou en visio. On entre par les kana et par des phrases utilisables tout de suite, dans l'esprit qui est le nôtre : apprendre autrement, apprendre en s'amusant.

Pour replacer ces exercices dans un parcours complet, lisez notre guide pour apprendre le japonais en France.

Niveaux, créneaux et tarifs sont détaillés sur la page cours de japonais.

Xi HUANG

Découvrez nos formations en

Blog image
Blog image