100 expressions quotidiennes chinoises à connaître

100 expressions quotidiennes chinoises à connaître

100 expressions quotidiennes chinoises à connaître

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Xi HUANG

·

3 août 2026

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Photo : Nk Ni sur Unsplash.

On vous a probablement dit que le chinois est une langue impossible. Des milliers de caractères, quatre tons, aucune parenté avec le français. Cette réputation décourage énormément de gens avant même le premier cours, et elle repose sur un malentendu tenace : elle décrit l'effort nécessaire pour lire un journal, pas celui nécessaire pour se débrouiller.

La réalité est plus encourageante. La grammaire chinoise est d'une simplicité remarquable : pas de conjugaison, pas de genre, pas d'accord, pas de pluriel. Avec un stock limité de formules, vous couvrez la quasi-totalité des situations d'un séjour. Voici comment organiser une centaine d'expressions chinoises du quotidien par situation, et surtout comment les retenir.

Pourquoi raisonner en blocs plutôt qu'en mots

Une erreur classique du débutant consiste à mémoriser des listes de mots isolés, puis à tenter de construire des phrases. Cela ne fonctionne pas, parce que la difficulté du chinois ne réside pas dans le lexique mais dans le placement et les tons.

La méthode efficace consiste à mémoriser des blocs entiers, tons compris, comme on apprend une chanson. Vous ne retenez pas « merci » et « beaucoup » séparément, vous retenez xièxie et fēicháng gǎnxiè comme des unités. Le ton est alors mémorisé avec le bloc, ce qui évite le principal piège du chinois pour un francophone.

Un mot sur les tons, justement, puisque c'est ce qui effraie le plus. Ils sont réels, ils comptent, et ils s'acquièrent par imitation, pas par théorie. Un francophone qui écoute et répète pendant quelques semaines les distingue naturellement. Le contexte fait par ailleurs le reste : personne ne comprendra « cheval » quand vous demandez votre chemin.

Les salutations et la politesse : une quinzaine de formules

C'est le socle, et il est vite acquis. Nǐ hǎo pour bonjour, nín hǎo dans un registre poli, zàijiàn pour au revoir, xièxie pour merci, bú kèqi pour de rien, duìbuqǐ pour pardon, méi guānxi pour ce n'est rien.

Ajoutez les formules qui ouvrent une conversation : qǐngwèn, littéralement « puis-je demander », qui précède toute question à un inconnu, et nǐ jiào shénme míngzi pour demander un nom.

Une remarque culturelle utile : la formule chī le ma, « avez-vous mangé », s'emploie couramment comme salutation. Elle n'appelle pas de réponse détaillée. C'est l'équivalent de notre « ça va ».

Se déplacer : une vingtaine de formules

Le bloc le plus rentable en voyage. Il s'organise autour de trois structures que vous réutiliserez indéfiniment.

  • Demander où est quelque chose : … zài nǎr. Il suffit de placer devant le nom du lieu. Gare, toilettes, métro, hôtel.

  • Demander à aller quelque part : wǒ yào qù …, « je veux aller à ». Formule à donner au chauffeur de taxi, idéalement avec l'adresse écrite.

  • Demander le prix : duōshao qián. Universel, dans un taxi comme au marché.

Complétez avec les directions de base, gauche zuǒ, droite yòu, tout droit yìzhí, ici zhèr, là-bas nàr, et les nombres de un à dix, qui suffisent à construire tous les autres puisque le système est parfaitement régulier.

Manger et acheter : une vingtaine de formules

Au restaurant, quelques blocs vous emmènent loin. Fúwyúan pour appeler le serveur, wǒ yào zhège accompagné du doigt pointé sur le menu, hǎochī pour dire que c'est bon, mǎidān pour l'addition.

Deux formules valent leur pesant d'or selon votre situation : bú yào là, « pas de piment », et wǒ chīsù, « je suis végétarien ». Ajoutez wǒ duì … guòmǐn pour signaler une allergie.

Pour les achats, la négociation est courante sur les marchés. Tài guì le, « c'est trop cher », piányi yìdiǎn, « un peu moins cher », suffisent à engager l'échange, et l'humour fait le reste.

Se présenter et faire connaissance : une quinzaine de formules

C'est le bloc qui transforme un séjour. Les Chinois posent volontiers des questions directes à un étranger, et disposer de quelques réponses prêtes change complètement l'expérience.

Wǒ shì Fǎguó rén, je suis français. Wǒ zài … gōngzuò, je travaille à. Wǒ xuéxí Zhōngwén, j'apprends le chinois. Cette dernière phrase, prononcée même maladroitement, déclenche presque toujours de la bienveillance et de la patience.

Gardez aussi sous la main les formules de secours : wǒ tīng bu dǒng, « je ne comprends pas », qǐng shuō màn yìdiǎn, « parlez plus lentement s'il vous plaît », et zài shuō yí biàn, « répétez ». Ce sont elles qui vous permettent de rester dans la conversation au lieu d'en sortir.

Le numérique et l'imprévu : une quinzaine de formules

La Chine fonctionne aujourd'hui presque entièrement par téléphone. Savoir dire kěyǐ sǎo mǎ ma, « puis-je scanner le code », ou demander le wifi avec wǎngluò mìmǎ, « le mot de passe du réseau », relève du quotidien pratique bien plus que du vocabulaire touristique.

Prévoyez enfin les formules d'urgence, rarement utilisées mais indispensables le jour venu : jiùmìng pour appeler à l'aide, wǒ shēngbìng le pour signaler que vous êtes malade, et yīyuàn pour hôpital.

Comment retenir cent expressions sans y passer six mois

La quantité n'est pas le problème, l'organisation l'est. Quatre principes suffisent.

  1. Apprenez par scène, pas par liste. Dix formules de taxi apprises ensemble se rappellent mutuellement le jour où vous montez dans un taxi.

  2. Toujours avec l'audio. Une expression chinoise apprise sans son est une expression inutilisable. Écoutez, répétez à voix haute, enregistrez-vous.

  3. Dix par semaine, pas cent en un week-end. Dix semaines pour un socle solide, c'est un rythme réaliste qui laisse à la mémoire le temps de consolider.

  4. Séparez l'oral de l'écrit. Commencez par le pinyin et le son. Les caractères viendront ensuite, et cette séparation est précisément ce qui rend le chinois abordable.

Pour aller plus loin

Ces cent expressions vous rendent autonome dans la plupart des situations d'un séjour, et c'est déjà beaucoup. Elles ne remplacent pas un apprentissage structuré si votre objectif est de tenir une conversation, de travailler avec des partenaires chinois ou d'aborder l'écrit, mais elles constituent un point de départ motivant : on progresse mieux quand on a déjà réussi à se faire comprendre une fois.

Chez MALAC, nous partons systématiquement de l'oral et de situations réelles, avec un travail spécifique sur les tons dès les premières séances. Notre expérience est claire sur un point : la difficulté du chinois est très largement une question de méthode et de régularité, pas de don. Nos élèves adultes débutants tiennent une conversation simple en quelques mois, parce que nous travaillons par blocs utiles plutôt que par tableaux de grammaire. C'est notre manière d'apprendre autrement, d'apprendre en s'amusant.

Pour comprendre l'ensemble du parcours, du premier ton au niveau autonome, consultez notre guide pour apprendre le chinois en France. Et pour découvrir nos formules, en présentiel à Massy ou en visioconférence, rendez-vous sur la page cours de chinois.

Xi HUANG

On vous a probablement dit que le chinois est une langue impossible. Des milliers de caractères, quatre tons, aucune parenté avec le français. Cette réputation décourage énormément de gens avant même le premier cours, et elle repose sur un malentendu tenace : elle décrit l'effort nécessaire pour lire un journal, pas celui nécessaire pour se débrouiller.

La réalité est plus encourageante. La grammaire chinoise est d'une simplicité remarquable : pas de conjugaison, pas de genre, pas d'accord, pas de pluriel. Avec un stock limité de formules, vous couvrez la quasi-totalité des situations d'un séjour. Voici comment organiser une centaine d'expressions chinoises du quotidien par situation, et surtout comment les retenir.

Pourquoi raisonner en blocs plutôt qu'en mots

Une erreur classique du débutant consiste à mémoriser des listes de mots isolés, puis à tenter de construire des phrases. Cela ne fonctionne pas, parce que la difficulté du chinois ne réside pas dans le lexique mais dans le placement et les tons.

La méthode efficace consiste à mémoriser des blocs entiers, tons compris, comme on apprend une chanson. Vous ne retenez pas « merci » et « beaucoup » séparément, vous retenez xièxie et fēicháng gǎnxiè comme des unités. Le ton est alors mémorisé avec le bloc, ce qui évite le principal piège du chinois pour un francophone.

Un mot sur les tons, justement, puisque c'est ce qui effraie le plus. Ils sont réels, ils comptent, et ils s'acquièrent par imitation, pas par théorie. Un francophone qui écoute et répète pendant quelques semaines les distingue naturellement. Le contexte fait par ailleurs le reste : personne ne comprendra « cheval » quand vous demandez votre chemin.

Les salutations et la politesse : une quinzaine de formules

C'est le socle, et il est vite acquis. Nǐ hǎo pour bonjour, nín hǎo dans un registre poli, zàijiàn pour au revoir, xièxie pour merci, bú kèqi pour de rien, duìbuqǐ pour pardon, méi guānxi pour ce n'est rien.

Ajoutez les formules qui ouvrent une conversation : qǐngwèn, littéralement « puis-je demander », qui précède toute question à un inconnu, et nǐ jiào shénme míngzi pour demander un nom.

Une remarque culturelle utile : la formule chī le ma, « avez-vous mangé », s'emploie couramment comme salutation. Elle n'appelle pas de réponse détaillée. C'est l'équivalent de notre « ça va ».

Se déplacer : une vingtaine de formules

Le bloc le plus rentable en voyage. Il s'organise autour de trois structures que vous réutiliserez indéfiniment.

  • Demander où est quelque chose : … zài nǎr. Il suffit de placer devant le nom du lieu. Gare, toilettes, métro, hôtel.

  • Demander à aller quelque part : wǒ yào qù …, « je veux aller à ». Formule à donner au chauffeur de taxi, idéalement avec l'adresse écrite.

  • Demander le prix : duōshao qián. Universel, dans un taxi comme au marché.

Complétez avec les directions de base, gauche zuǒ, droite yòu, tout droit yìzhí, ici zhèr, là-bas nàr, et les nombres de un à dix, qui suffisent à construire tous les autres puisque le système est parfaitement régulier.

Manger et acheter : une vingtaine de formules

Au restaurant, quelques blocs vous emmènent loin. Fúwyúan pour appeler le serveur, wǒ yào zhège accompagné du doigt pointé sur le menu, hǎochī pour dire que c'est bon, mǎidān pour l'addition.

Deux formules valent leur pesant d'or selon votre situation : bú yào là, « pas de piment », et wǒ chīsù, « je suis végétarien ». Ajoutez wǒ duì … guòmǐn pour signaler une allergie.

Pour les achats, la négociation est courante sur les marchés. Tài guì le, « c'est trop cher », piányi yìdiǎn, « un peu moins cher », suffisent à engager l'échange, et l'humour fait le reste.

Se présenter et faire connaissance : une quinzaine de formules

C'est le bloc qui transforme un séjour. Les Chinois posent volontiers des questions directes à un étranger, et disposer de quelques réponses prêtes change complètement l'expérience.

Wǒ shì Fǎguó rén, je suis français. Wǒ zài … gōngzuò, je travaille à. Wǒ xuéxí Zhōngwén, j'apprends le chinois. Cette dernière phrase, prononcée même maladroitement, déclenche presque toujours de la bienveillance et de la patience.

Gardez aussi sous la main les formules de secours : wǒ tīng bu dǒng, « je ne comprends pas », qǐng shuō màn yìdiǎn, « parlez plus lentement s'il vous plaît », et zài shuō yí biàn, « répétez ». Ce sont elles qui vous permettent de rester dans la conversation au lieu d'en sortir.

Le numérique et l'imprévu : une quinzaine de formules

La Chine fonctionne aujourd'hui presque entièrement par téléphone. Savoir dire kěyǐ sǎo mǎ ma, « puis-je scanner le code », ou demander le wifi avec wǎngluò mìmǎ, « le mot de passe du réseau », relève du quotidien pratique bien plus que du vocabulaire touristique.

Prévoyez enfin les formules d'urgence, rarement utilisées mais indispensables le jour venu : jiùmìng pour appeler à l'aide, wǒ shēngbìng le pour signaler que vous êtes malade, et yīyuàn pour hôpital.

Comment retenir cent expressions sans y passer six mois

La quantité n'est pas le problème, l'organisation l'est. Quatre principes suffisent.

  1. Apprenez par scène, pas par liste. Dix formules de taxi apprises ensemble se rappellent mutuellement le jour où vous montez dans un taxi.

  2. Toujours avec l'audio. Une expression chinoise apprise sans son est une expression inutilisable. Écoutez, répétez à voix haute, enregistrez-vous.

  3. Dix par semaine, pas cent en un week-end. Dix semaines pour un socle solide, c'est un rythme réaliste qui laisse à la mémoire le temps de consolider.

  4. Séparez l'oral de l'écrit. Commencez par le pinyin et le son. Les caractères viendront ensuite, et cette séparation est précisément ce qui rend le chinois abordable.

Pour aller plus loin

Ces cent expressions vous rendent autonome dans la plupart des situations d'un séjour, et c'est déjà beaucoup. Elles ne remplacent pas un apprentissage structuré si votre objectif est de tenir une conversation, de travailler avec des partenaires chinois ou d'aborder l'écrit, mais elles constituent un point de départ motivant : on progresse mieux quand on a déjà réussi à se faire comprendre une fois.

Chez MALAC, nous partons systématiquement de l'oral et de situations réelles, avec un travail spécifique sur les tons dès les premières séances. Notre expérience est claire sur un point : la difficulté du chinois est très largement une question de méthode et de régularité, pas de don. Nos élèves adultes débutants tiennent une conversation simple en quelques mois, parce que nous travaillons par blocs utiles plutôt que par tableaux de grammaire. C'est notre manière d'apprendre autrement, d'apprendre en s'amusant.

Pour comprendre l'ensemble du parcours, du premier ton au niveau autonome, consultez notre guide pour apprendre le chinois en France. Et pour découvrir nos formules, en présentiel à Massy ou en visioconférence, rendez-vous sur la page cours de chinois.

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