Évaluer honnêtement son niveau d'anglais pour le CV
Évaluer honnêtement son niveau d'anglais pour le CV
Évaluer honnêtement son niveau d'anglais pour le CV

Xi HUANG
·
30 juillet 2026

Photo : Dylan Gillis sur Unsplash.
« Anglais : courant. » Trois mots posés en bas d'un CV, souvent écrits sans trop y réfléchir, et qui peuvent se retourner contre vous dès la première minute d'un entretien téléphonique. À l'inverse, beaucoup de candidats se sous-estiment et écrivent « notions » alors qu'ils seraient parfaitement capables de tenir une réunion en anglais.
Évaluer honnêtement son niveau d'anglais n'est ni un exercice d'humilité ni un concours. C'est une compétence professionnelle à part entière. Dans cet article, nous vous proposons une méthode concrète pour situer votre niveau réel sur l'échelle A1-C2, choisir la formulation juste sur votre CV, et savoir quoi faire de ce diagnostic.
Pourquoi l'auto-évaluation est si souvent fausse
Deux biais bien identifiés se croisent dès qu'il s'agit de juger son propre anglais.
Le premier est le biais de compréhension. Vous regardez des séries en VO, vous lisez des articles techniques sans difficulté, vous suivez une visioconférence. Vous en déduisez que votre anglais est bon. Or comprendre est toujours plus facile que produire : votre compréhension peut être B2 pendant que votre expression orale reste A2. C'est extrêmement fréquent, et c'est exactement ce qui se voit en entretien.
Le second est le biais de contexte. On se juge sur le terrain que l'on maîtrise. Un ingénieur qui présente sa spécialité en anglais depuis dix ans sera très à l'aise sur ce périmètre précis et beaucoup moins pour négocier un délai, gérer un désaccord ou faire une conversation informelle en début de réunion. Le vocabulaire professionnel donne une impression de fluidité qui masque des fragilités ailleurs.
La conséquence est simple : une auto-évaluation utile ne se fait pas sur une impression globale, mais compétence par compétence.
Les six niveaux, traduits en situations réelles
Le Cadre européen commun de référence (CECRL) découpe la maîtrise d'une langue en six niveaux. Les descriptions officielles sont abstraites ; voici leur traduction en situations que vous pouvez tester mentalement.
A1 — Découverte. Vous vous présentez, vous demandez votre chemin, vous commandez au restaurant. Vous avez besoin que votre interlocuteur parle lentement et répète.
A2 — Survie. Vous gérez les échanges quotidiens simples : un hôtel, un achat, un rendez-vous. Vous décrivez votre travail en quelques phrases. Une conversation qui sort du script vous met en difficulté.
B1 — Seuil. Vous vous débrouillez seul en voyage, vous suivez une réunion dont vous connaissez le sujet, vous rédigez un e-mail clair. Vous cherchez vos mots et vous simplifiez beaucoup ce que vous voulez dire.
B2 — Indépendance. Vous participez activement à une réunion sans préparation, vous défendez un point de vue, vous comprenez un interlocuteur natif à vitesse normale. Vous faites encore des erreurs, mais elles ne gênent pas la communication.
C1 — Autonomie. Vous travaillez en anglais sans y penser. Vous saisissez l'implicite, l'humour, le sous-entendu. Vous adaptez votre registre selon que vous parlez à un client ou à un collègue.
C2 — Maîtrise. Vous êtes à l'aise dans absolument toutes les situations, y compris les plus nuancées ou les plus techniques hors de votre domaine.
Un repère utile : B2 est le niveau charnière du monde professionnel. C'est celui qui permet de travailler réellement en anglais, et c'est celui que la plupart des recruteurs ont en tête quand ils écrivent « anglais courant » dans une offre.
Le test des cinq situations
Voici un diagnostic rapide, à faire honnêtement, sans indulgence ni sévérité excessive. Pour chaque situation, demandez-vous : est-ce que je peux le faire maintenant, sans préparation ?
Le coup de téléphone imprévu. Un interlocuteur anglophone vous appelle sans prévenir sur un sujet que vous connaissez. Tenez-vous dix minutes sans paniquer ? Si oui, vous êtes au moins B1.
Le désaccord. En réunion, quelqu'un affirme quelque chose d'inexact. Pouvez-vous le contredire poliment et argumenter, en direct ? C'est un marqueur B2 très fiable.
Le small talk. Cinq minutes de conversation informelle avant le début d'une réunion, sur un sujet quelconque. Beaucoup de profils techniques échouent ici alors qu'ils réussissent l'exercice 2 — signe d'un anglais professionnel B2 mais général B1.
L'e-mail délicat. Rédiger un message pour annoncer un retard ou refuser une demande, avec le bon degré de politesse. Le registre écrit est ce qui distingue le mieux B1 de B2.
Le film sans sous-titres. Un film grand public, en VO, sans aucun sous-titre. Suivez-vous l'intrigue sans effort ? Autour de C1 pour un film, autour de B2 pour une série professionnelle bien articulée.
Notez vos réponses séparément pour l'oral, l'écrit, la compréhension. Le résultat est presque toujours un profil en dents de scie — et c'est une information bien plus utile qu'un seul chiffre.
Faut-il passer une certification ?
Un test standardisé apporte une donnée objective et vérifiable, ce qu'aucune auto-évaluation ne peut offrir. Le TOEIC reste la référence en entreprise française et mesure surtout la compréhension. L'IELTS s'impose pour les projets d'expatriation ou d'études à l'étranger. Les examens Cambridge évaluent les quatre compétences de façon équilibrée et n'expirent pas.
Notre conseil : passez une certification si vous en avez un usage concret — un dossier, une mobilité, une exigence de poste. Sinon, un diagnostic sérieux avec un formateur vous apportera la même clarté, pour bien moins cher.
Ce qu'il faut vraiment écrire sur son CV
La règle est simple : écrivez ce que vous pouvez démontrer en entretien. Un recruteur qui bascule en anglais pendant trois minutes vérifie instantanément votre ligne « anglais courant ». Une surestimation ne passe jamais inaperçue et coûte bien plus cher que l'aveu d'un niveau intermédiaire.
Quelques formulations qui fonctionnent :
Indiquez le niveau CECRL plutôt qu'un adjectif flou : « Anglais — B2 » est plus crédible et plus lisible que « bon niveau ».
Contextualisez si votre profil est asymétrique : « Anglais — B2 écrit, B1 oral, pratique quotidienne à l'écrit » est honnête et valorisant.
Mentionnez l'usage réel : « Anglais professionnel : réunions hebdomadaires avec équipe internationale » vaut mieux que n'importe quel adjectif.
Réservez « courant » au C1. En dessous, préférez « professionnel » (B2) ou « intermédiaire » (B1).
Et après le diagnostic ?
Connaître son niveau n'a d'intérêt que si l'on sait quoi en faire. La bonne nouvelle, c'est que la progression est presque toujours plus rapide qu'on ne l'imagine, parce que les blocages sont souvent très localisés.
Si votre diagnostic révèle un écart entre compréhension et expression — le cas le plus courant — ce n'est pas de vocabulaire que vous manquez, mais de temps de parole. Quelques mois de pratique orale régulière suffisent souvent à faire basculer un B1 hésitant vers un B2 solide. Chez MALAC, c'est précisément la logique de nos cours pour adultes : peu de théorie, beaucoup de mise en situation, dans des groupes assez petits pour que chacun parle réellement. Notre conviction depuis le début : apprendre autrement, apprendre en s'amusant.
Et si vous avez laissé votre anglais de côté depuis des années, rappelez-vous qu'il n'est jamais trop tard. Nous accompagnons régulièrement des adultes qui reprennent après quinze ou vingt ans d'interruption, et qui retrouvent en quelques semaines des acquis qu'ils croyaient perdus.
Pour aller plus loin
Pour une vue d'ensemble des parcours, des certifications et des financements possibles, consultez notre guide complet : apprendre l'anglais en France en 2026.
Vous souhaitez situer votre niveau avec un formateur plutôt que seul face à une grille ? Nos cours d'anglais pour adultes commencent tous par un échange de positionnement, sans engagement. Vous pouvez aussi découvrir l'ensemble de notre offre sur la page anglais.
Xi HUANG
« Anglais : courant. » Trois mots posés en bas d'un CV, souvent écrits sans trop y réfléchir, et qui peuvent se retourner contre vous dès la première minute d'un entretien téléphonique. À l'inverse, beaucoup de candidats se sous-estiment et écrivent « notions » alors qu'ils seraient parfaitement capables de tenir une réunion en anglais.
Évaluer honnêtement son niveau d'anglais n'est ni un exercice d'humilité ni un concours. C'est une compétence professionnelle à part entière. Dans cet article, nous vous proposons une méthode concrète pour situer votre niveau réel sur l'échelle A1-C2, choisir la formulation juste sur votre CV, et savoir quoi faire de ce diagnostic.
Pourquoi l'auto-évaluation est si souvent fausse
Deux biais bien identifiés se croisent dès qu'il s'agit de juger son propre anglais.
Le premier est le biais de compréhension. Vous regardez des séries en VO, vous lisez des articles techniques sans difficulté, vous suivez une visioconférence. Vous en déduisez que votre anglais est bon. Or comprendre est toujours plus facile que produire : votre compréhension peut être B2 pendant que votre expression orale reste A2. C'est extrêmement fréquent, et c'est exactement ce qui se voit en entretien.
Le second est le biais de contexte. On se juge sur le terrain que l'on maîtrise. Un ingénieur qui présente sa spécialité en anglais depuis dix ans sera très à l'aise sur ce périmètre précis et beaucoup moins pour négocier un délai, gérer un désaccord ou faire une conversation informelle en début de réunion. Le vocabulaire professionnel donne une impression de fluidité qui masque des fragilités ailleurs.
La conséquence est simple : une auto-évaluation utile ne se fait pas sur une impression globale, mais compétence par compétence.
Les six niveaux, traduits en situations réelles
Le Cadre européen commun de référence (CECRL) découpe la maîtrise d'une langue en six niveaux. Les descriptions officielles sont abstraites ; voici leur traduction en situations que vous pouvez tester mentalement.
A1 — Découverte. Vous vous présentez, vous demandez votre chemin, vous commandez au restaurant. Vous avez besoin que votre interlocuteur parle lentement et répète.
A2 — Survie. Vous gérez les échanges quotidiens simples : un hôtel, un achat, un rendez-vous. Vous décrivez votre travail en quelques phrases. Une conversation qui sort du script vous met en difficulté.
B1 — Seuil. Vous vous débrouillez seul en voyage, vous suivez une réunion dont vous connaissez le sujet, vous rédigez un e-mail clair. Vous cherchez vos mots et vous simplifiez beaucoup ce que vous voulez dire.
B2 — Indépendance. Vous participez activement à une réunion sans préparation, vous défendez un point de vue, vous comprenez un interlocuteur natif à vitesse normale. Vous faites encore des erreurs, mais elles ne gênent pas la communication.
C1 — Autonomie. Vous travaillez en anglais sans y penser. Vous saisissez l'implicite, l'humour, le sous-entendu. Vous adaptez votre registre selon que vous parlez à un client ou à un collègue.
C2 — Maîtrise. Vous êtes à l'aise dans absolument toutes les situations, y compris les plus nuancées ou les plus techniques hors de votre domaine.
Un repère utile : B2 est le niveau charnière du monde professionnel. C'est celui qui permet de travailler réellement en anglais, et c'est celui que la plupart des recruteurs ont en tête quand ils écrivent « anglais courant » dans une offre.
Le test des cinq situations
Voici un diagnostic rapide, à faire honnêtement, sans indulgence ni sévérité excessive. Pour chaque situation, demandez-vous : est-ce que je peux le faire maintenant, sans préparation ?
Le coup de téléphone imprévu. Un interlocuteur anglophone vous appelle sans prévenir sur un sujet que vous connaissez. Tenez-vous dix minutes sans paniquer ? Si oui, vous êtes au moins B1.
Le désaccord. En réunion, quelqu'un affirme quelque chose d'inexact. Pouvez-vous le contredire poliment et argumenter, en direct ? C'est un marqueur B2 très fiable.
Le small talk. Cinq minutes de conversation informelle avant le début d'une réunion, sur un sujet quelconque. Beaucoup de profils techniques échouent ici alors qu'ils réussissent l'exercice 2 — signe d'un anglais professionnel B2 mais général B1.
L'e-mail délicat. Rédiger un message pour annoncer un retard ou refuser une demande, avec le bon degré de politesse. Le registre écrit est ce qui distingue le mieux B1 de B2.
Le film sans sous-titres. Un film grand public, en VO, sans aucun sous-titre. Suivez-vous l'intrigue sans effort ? Autour de C1 pour un film, autour de B2 pour une série professionnelle bien articulée.
Notez vos réponses séparément pour l'oral, l'écrit, la compréhension. Le résultat est presque toujours un profil en dents de scie — et c'est une information bien plus utile qu'un seul chiffre.
Faut-il passer une certification ?
Un test standardisé apporte une donnée objective et vérifiable, ce qu'aucune auto-évaluation ne peut offrir. Le TOEIC reste la référence en entreprise française et mesure surtout la compréhension. L'IELTS s'impose pour les projets d'expatriation ou d'études à l'étranger. Les examens Cambridge évaluent les quatre compétences de façon équilibrée et n'expirent pas.
Notre conseil : passez une certification si vous en avez un usage concret — un dossier, une mobilité, une exigence de poste. Sinon, un diagnostic sérieux avec un formateur vous apportera la même clarté, pour bien moins cher.
Ce qu'il faut vraiment écrire sur son CV
La règle est simple : écrivez ce que vous pouvez démontrer en entretien. Un recruteur qui bascule en anglais pendant trois minutes vérifie instantanément votre ligne « anglais courant ». Une surestimation ne passe jamais inaperçue et coûte bien plus cher que l'aveu d'un niveau intermédiaire.
Quelques formulations qui fonctionnent :
Indiquez le niveau CECRL plutôt qu'un adjectif flou : « Anglais — B2 » est plus crédible et plus lisible que « bon niveau ».
Contextualisez si votre profil est asymétrique : « Anglais — B2 écrit, B1 oral, pratique quotidienne à l'écrit » est honnête et valorisant.
Mentionnez l'usage réel : « Anglais professionnel : réunions hebdomadaires avec équipe internationale » vaut mieux que n'importe quel adjectif.
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Et après le diagnostic ?
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Si votre diagnostic révèle un écart entre compréhension et expression — le cas le plus courant — ce n'est pas de vocabulaire que vous manquez, mais de temps de parole. Quelques mois de pratique orale régulière suffisent souvent à faire basculer un B1 hésitant vers un B2 solide. Chez MALAC, c'est précisément la logique de nos cours pour adultes : peu de théorie, beaucoup de mise en situation, dans des groupes assez petits pour que chacun parle réellement. Notre conviction depuis le début : apprendre autrement, apprendre en s'amusant.
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Adultes
De zéro à vos premières phrases en allemand : une formation conçue pour les grands débutants et les faux débutants avec quelques notions. Willkommen — bienvenue dans votre apprentissage !

Allemand A2 - Élémentaire
Pour
Adultes
Consolider vos bases et gagner en autonomie pour parler de votre quotidien, raconter vos expériences passées et exprimer vos goûts en allemand.

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Pour
Adultes
Atteindre le seuil d'autonomie : argumenter, raconter en détail, comprendre l'essentiel d'un texte et soutenir une conversation en allemand sur des sujets familiers.

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