Les quatre saisons en japonais : vocabulaire et expressions du temps
Les quatre saisons en japonais : vocabulaire et expressions du temps
Les quatre saisons en japonais : vocabulaire et expressions du temps

Xi HUANG
·
12 septembre 2026

Photo : Lucas Calloch sur Unsplash.
Un apprenant francophone qui ouvre une lettre japonaise pour la première fois tombe souvent sur la même surprise : avant d'entrer dans le sujet, l'expéditeur parle du temps qu'il fait. Pas une ligne de politesse rapide — un vrai paragraphe sur la douceur de l'air ou la persistance de la chaleur. Puis seulement, la raison du courrier.
Ce n'est pas une coquetterie. Le japonais accorde à la saison un statut que le français ne lui donne pas : elle structure la correspondance, elle imprègne la poésie, elle organise le vocabulaire du quotidien. Comprendre ce fonctionnement n'est pas un supplément culturel : c'est ce qui permet de décoder des textes qui restent sinon opaques. Voici les repères essentiels, avec le vocabulaire qui va avec.
Les quatre saisons, et le mot qui les rassemble
Commençons par la base, en kana et en caractères.
春 (haru) — le printemps
夏 (natsu) — l'été
秋 (aki) — l'automne
冬 (fuyu) — l'hiver
Le mot qui les regroupe mérite attention : 四季 (shiki), littéralement « les quatre saisons ». Il revient constamment, dans les brochures touristiques comme dans la conversation courante, et il porte une nuance que « les saisons » ne rend pas tout à fait en français — quelque chose comme un cycle complet, ordonné, auquel on tient.
Les quatre kanji se combinent ensuite abondamment : 春休み (haru-yasumi, les vacances de printemps), 夏服 (natsu-fuku, les vêtements d'été), 秋風 (aki-kaze, le vent d'automne), 冬眠 (tōmin, l'hibernation). C'est une bonne illustration du mécanisme général du japonais : peu de caractères, beaucoup de compositions.
Vingt-quatre découpages plutôt que quatre
Au-delà des quatre saisons, le japonais a hérité d'un calendrier qui découpe l'année en vingt-quatre périodes d'une quinzaine de jours, les 二十四節気 (nijūshi sekki). Elles apparaissent encore dans les calendriers, les bulletins météo et la langue écrite.
Quelques-unes que vous rencontrerez :
立春 (risshun) — le début du printemps, début février. Le nom surprend, puisqu'il fait encore froid : ces divisions suivent le calendrier solaire, pas la température ressentie.
梅雨 (tsuyu) — la saison des pluies, de juin à mi-juillet. Techniquement hors du système des vingt-quatre, mais c'est la division saisonnière la plus présente dans la vie quotidienne japonaise.
立秋 (risshū) — le début de l'automne, vers le 8 août. En pleine canicule. C'est la raison pour laquelle les formules de correspondance changent brusquement à cette date, ce qui déroute tous les apprenants.
大寒 (daikan) — le grand froid, fin janvier.
Retenir les vingt-quatre n'a aucun intérêt pour un apprenant. En connaître l'existence, si : cela explique pourquoi un texte japonais peut parler d'automne en plein mois d'août sans se contredire.
Les formules saisonnières de la correspondance
C'est l'application la plus concrète, et celle qui sert le plus vite en contexte professionnel.
Une lettre ou un e-mail formel s'ouvre par un 時候の挨拶 (jikō no aisatsu), une salutation saisonnière. Elle est convenue, presque codifiée, et elle se choisit selon le mois. Quelques exemples parmi les plus courants :
En avril : 陽春の候 (yōshun no kō), « en cette saison de printemps ensoleillé ».
En juin : 梅雨の候 (tsuyu no kō), « en cette saison des pluies ».
En septembre : 初秋の候 (shoshū no kō), « en ce début d'automne ».
En janvier : 厳寒の候 (genkan no kō), « en cette période de grand froid ».
Dans un registre moins formel, on écrira plus simplement 暑いですね (atsui desu ne, « il fait chaud, n'est-ce pas ») ou 涼しくなりましたね (suzushiku narimashita ne, « ça s'est rafraîchi »).
Un point utile pour les adultes qui apprennent le japonais dans un cadre professionnel : omettre cette ouverture dans un courrier formel se remarque. Ce n'est pas une faute de langue, c'est une absence de code, ce qui est parfois plus visible.
Le vocabulaire du temps, saison par saison
Voici les mots qui reviennent le plus souvent, regroupés utilement.
Printemps
暖かい (atatakai, doux) · 桜 (sakura, le cerisier) · 花見 (hanami, la contemplation des fleurs) · 新緑 (shinryoku, la jeune verdure) · 花粉症 (kafunshō, le rhume des foins, sujet de conversation majeur en mars).
Été
暑い (atsui, chaud) · 蒸し暑い (mushiatsui, lourd et humide — le mot indispensable) · 台風 (taifū, le typhon) · 猛暑 (mōsho, la canicule) · 熱中症 (necchūshō, le coup de chaleur).
Automne
涼しい (suzushii, frais) · 紅葉 (kōyō ou momiji, les feuilles rougissantes) · 秋晴れ (akibare, le ciel clair d'automne) · 食欲の秋 (shokuyoku no aki, « l'automne de l'appétit », expression figée).
Hiver
寒い (samui, froid) · 雪 (yuki, la neige) · 乾燥 (kansō, la sécheresse de l'air) · 木枯らし (kogarashi, le vent froid qui dépouille les arbres).
Pourquoi cela aide à lire
Au-delà de la correspondance, la saison est un principe d'organisation de l'écrit japonais. Dans la poésie courte, le 季語 (kigo) — le mot de saison — est un élément de construction obligé : un haïku situe son moment par un mot précis, et ce mot fait une partie du travail que le français ferait par une description.
Concrètement, pour un apprenant qui lit des textes contemporains, des romans ou des supports d'écoute, cela signifie qu'un mot apparemment descriptif porte souvent une information temporelle. Kogarashi ne dit pas seulement qu'il y a du vent : il situe la scène en début d'hiver. Repérer ces marqueurs accélère considérablement la compréhension.
Comment travailler cela en pratique
Quelques pistes qui fonctionnent, pour un adulte qui apprend en cours ou en autonomie :
Apprendre les mots par saison plutôt qu'alphabétiquement. Le regroupement par contexte tient beaucoup mieux en mémoire que les listes thématiques abstraites.
Écrire une phrase météo par jour, en japonais, sur le temps qu'il fait réellement. Deux minutes, et cela installe les adjectifs de façon durable.
Lire un bulletin météo japonais en ligne une fois par semaine. Le vocabulaire y est limité et répétitif, ce qui en fait un excellent support de lecture pour un niveau intermédiaire.
Repérer les formules d'ouverture dans tout courrier japonais qui vous passe sous les yeux, et noter le mois correspondant.
Dans nos cours, ces éléments arrivent naturellement à partir du niveau intermédiaire, une fois les kana acquis et les premières structures installées. Nous les abordons comme un outil de lecture, pas comme une leçon de culture générale : le but est que vous compreniez ce que vous lisez.
Pour aller plus loin
Pour situer ce type de contenu dans un parcours complet — des kana aux niveaux du JLPT —, notre guide pour apprendre le japonais en France détaille les étapes et les durées réalistes.
La page cours de japonais présente les groupes ouverts, les horaires et les tarifs, en présentiel à Massy comme en 100 % visioconférence. Nos groupes sont limités à six élèves et nos enseignants sont natifs ou bilingues — ce qui compte pour ce genre de nuances, qui se transmettent en contexte bien mieux qu'en tableau. C'est notre façon de travailler : apprendre autrement, apprendre en s'amusant.
Xi HUANG
Un apprenant francophone qui ouvre une lettre japonaise pour la première fois tombe souvent sur la même surprise : avant d'entrer dans le sujet, l'expéditeur parle du temps qu'il fait. Pas une ligne de politesse rapide — un vrai paragraphe sur la douceur de l'air ou la persistance de la chaleur. Puis seulement, la raison du courrier.
Ce n'est pas une coquetterie. Le japonais accorde à la saison un statut que le français ne lui donne pas : elle structure la correspondance, elle imprègne la poésie, elle organise le vocabulaire du quotidien. Comprendre ce fonctionnement n'est pas un supplément culturel : c'est ce qui permet de décoder des textes qui restent sinon opaques. Voici les repères essentiels, avec le vocabulaire qui va avec.
Les quatre saisons, et le mot qui les rassemble
Commençons par la base, en kana et en caractères.
春 (haru) — le printemps
夏 (natsu) — l'été
秋 (aki) — l'automne
冬 (fuyu) — l'hiver
Le mot qui les regroupe mérite attention : 四季 (shiki), littéralement « les quatre saisons ». Il revient constamment, dans les brochures touristiques comme dans la conversation courante, et il porte une nuance que « les saisons » ne rend pas tout à fait en français — quelque chose comme un cycle complet, ordonné, auquel on tient.
Les quatre kanji se combinent ensuite abondamment : 春休み (haru-yasumi, les vacances de printemps), 夏服 (natsu-fuku, les vêtements d'été), 秋風 (aki-kaze, le vent d'automne), 冬眠 (tōmin, l'hibernation). C'est une bonne illustration du mécanisme général du japonais : peu de caractères, beaucoup de compositions.
Vingt-quatre découpages plutôt que quatre
Au-delà des quatre saisons, le japonais a hérité d'un calendrier qui découpe l'année en vingt-quatre périodes d'une quinzaine de jours, les 二十四節気 (nijūshi sekki). Elles apparaissent encore dans les calendriers, les bulletins météo et la langue écrite.
Quelques-unes que vous rencontrerez :
立春 (risshun) — le début du printemps, début février. Le nom surprend, puisqu'il fait encore froid : ces divisions suivent le calendrier solaire, pas la température ressentie.
梅雨 (tsuyu) — la saison des pluies, de juin à mi-juillet. Techniquement hors du système des vingt-quatre, mais c'est la division saisonnière la plus présente dans la vie quotidienne japonaise.
立秋 (risshū) — le début de l'automne, vers le 8 août. En pleine canicule. C'est la raison pour laquelle les formules de correspondance changent brusquement à cette date, ce qui déroute tous les apprenants.
大寒 (daikan) — le grand froid, fin janvier.
Retenir les vingt-quatre n'a aucun intérêt pour un apprenant. En connaître l'existence, si : cela explique pourquoi un texte japonais peut parler d'automne en plein mois d'août sans se contredire.
Les formules saisonnières de la correspondance
C'est l'application la plus concrète, et celle qui sert le plus vite en contexte professionnel.
Une lettre ou un e-mail formel s'ouvre par un 時候の挨拶 (jikō no aisatsu), une salutation saisonnière. Elle est convenue, presque codifiée, et elle se choisit selon le mois. Quelques exemples parmi les plus courants :
En avril : 陽春の候 (yōshun no kō), « en cette saison de printemps ensoleillé ».
En juin : 梅雨の候 (tsuyu no kō), « en cette saison des pluies ».
En septembre : 初秋の候 (shoshū no kō), « en ce début d'automne ».
En janvier : 厳寒の候 (genkan no kō), « en cette période de grand froid ».
Dans un registre moins formel, on écrira plus simplement 暑いですね (atsui desu ne, « il fait chaud, n'est-ce pas ») ou 涼しくなりましたね (suzushiku narimashita ne, « ça s'est rafraîchi »).
Un point utile pour les adultes qui apprennent le japonais dans un cadre professionnel : omettre cette ouverture dans un courrier formel se remarque. Ce n'est pas une faute de langue, c'est une absence de code, ce qui est parfois plus visible.
Le vocabulaire du temps, saison par saison
Voici les mots qui reviennent le plus souvent, regroupés utilement.
Printemps
暖かい (atatakai, doux) · 桜 (sakura, le cerisier) · 花見 (hanami, la contemplation des fleurs) · 新緑 (shinryoku, la jeune verdure) · 花粉症 (kafunshō, le rhume des foins, sujet de conversation majeur en mars).
Été
暑い (atsui, chaud) · 蒸し暑い (mushiatsui, lourd et humide — le mot indispensable) · 台風 (taifū, le typhon) · 猛暑 (mōsho, la canicule) · 熱中症 (necchūshō, le coup de chaleur).
Automne
涼しい (suzushii, frais) · 紅葉 (kōyō ou momiji, les feuilles rougissantes) · 秋晴れ (akibare, le ciel clair d'automne) · 食欲の秋 (shokuyoku no aki, « l'automne de l'appétit », expression figée).
Hiver
寒い (samui, froid) · 雪 (yuki, la neige) · 乾燥 (kansō, la sécheresse de l'air) · 木枯らし (kogarashi, le vent froid qui dépouille les arbres).
Pourquoi cela aide à lire
Au-delà de la correspondance, la saison est un principe d'organisation de l'écrit japonais. Dans la poésie courte, le 季語 (kigo) — le mot de saison — est un élément de construction obligé : un haïku situe son moment par un mot précis, et ce mot fait une partie du travail que le français ferait par une description.
Concrètement, pour un apprenant qui lit des textes contemporains, des romans ou des supports d'écoute, cela signifie qu'un mot apparemment descriptif porte souvent une information temporelle. Kogarashi ne dit pas seulement qu'il y a du vent : il situe la scène en début d'hiver. Repérer ces marqueurs accélère considérablement la compréhension.
Comment travailler cela en pratique
Quelques pistes qui fonctionnent, pour un adulte qui apprend en cours ou en autonomie :
Apprendre les mots par saison plutôt qu'alphabétiquement. Le regroupement par contexte tient beaucoup mieux en mémoire que les listes thématiques abstraites.
Écrire une phrase météo par jour, en japonais, sur le temps qu'il fait réellement. Deux minutes, et cela installe les adjectifs de façon durable.
Lire un bulletin météo japonais en ligne une fois par semaine. Le vocabulaire y est limité et répétitif, ce qui en fait un excellent support de lecture pour un niveau intermédiaire.
Repérer les formules d'ouverture dans tout courrier japonais qui vous passe sous les yeux, et noter le mois correspondant.
Dans nos cours, ces éléments arrivent naturellement à partir du niveau intermédiaire, une fois les kana acquis et les premières structures installées. Nous les abordons comme un outil de lecture, pas comme une leçon de culture générale : le but est que vous compreniez ce que vous lisez.
Pour aller plus loin
Pour situer ce type de contenu dans un parcours complet — des kana aux niveaux du JLPT —, notre guide pour apprendre le japonais en France détaille les étapes et les durées réalistes.
La page cours de japonais présente les groupes ouverts, les horaires et les tarifs, en présentiel à Massy comme en 100 % visioconférence. Nos groupes sont limités à six élèves et nos enseignants sont natifs ou bilingues — ce qui compte pour ce genre de nuances, qui se transmettent en contexte bien mieux qu'en tableau. C'est notre façon de travailler : apprendre autrement, apprendre en s'amusant.
Xi HUANG
Découvrez nos formations en

Allemand A1 - Grands débutants
Pour
Adultes
De zéro à vos premières phrases en allemand : une formation conçue pour les grands débutants et les faux débutants avec quelques notions. Willkommen — bienvenue dans votre apprentissage !

Allemand A2 - Élémentaire
Pour
Adultes
Consolider vos bases et gagner en autonomie pour parler de votre quotidien, raconter vos expériences passées et exprimer vos goûts en allemand.

Allemand B1 - Seuil
Pour
Adultes
Atteindre le seuil d'autonomie : argumenter, raconter en détail, comprendre l'essentiel d'un texte et soutenir une conversation en allemand sur des sujets familiers.

Allemand A1 - Grands débutants
Pour
Adultes
De zéro à vos premières phrases en allemand : une formation conçue pour les grands débutants et les faux débutants avec quelques notions. Willkommen — bienvenue dans votre apprentissage !

Allemand A2 - Élémentaire
Pour
Adultes
Consolider vos bases et gagner en autonomie pour parler de votre quotidien, raconter vos expériences passées et exprimer vos goûts en allemand.

Allemand B1 - Seuil
Pour
Adultes
Atteindre le seuil d'autonomie : argumenter, raconter en détail, comprendre l'essentiel d'un texte et soutenir une conversation en allemand sur des sujets familiers.

Allemand B2 - Avancé
Pour
Adultes
Manier l'allemand avec aisance sur des sujets variés, défendre un point de vue argumenté, comprendre articles de presse et discussions complexes.
Découvrez nos formations en

Allemand A1 - Grands débutants
Pour
Adultes
De zéro à vos premières phrases en allemand : une formation conçue pour les grands débutants et les faux débutants avec quelques notions. Willkommen — bienvenue dans votre apprentissage !

Allemand A2 - Élémentaire
Pour
Adultes
Consolider vos bases et gagner en autonomie pour parler de votre quotidien, raconter vos expériences passées et exprimer vos goûts en allemand.

Allemand B1 - Seuil
Pour
Adultes
Atteindre le seuil d'autonomie : argumenter, raconter en détail, comprendre l'essentiel d'un texte et soutenir une conversation en allemand sur des sujets familiers.

